Fédération Française des Photographes et des Métiers de l'Image
Actualités FFPMI | Concours | Interview | Portraitiste de France
Interview PDF Honneur 2025 – Tony Rapiteau

À l’occasion de la prochaine édition des Portraitistes de France 2027, nous avons donné la parole à plusieurs photographes ayant obtenu la mention Honneur en 2025. L’occasion de plonger dans leur univers et de mieux comprendre ce que ce titre a changé dans leur quotidien et leur pratique.

Accueil » Actualités FFPMI » Interview PDF Honneur 2025 – Tony Rapiteau

Avec du recul, qu’est-ce que le titre de Portraitiste de France vous a apporté concrètement dans votre activité ?

Le titre de Portraitiste de France m’a apporté une confiance supplémentaire dans mon travail. Une confiance que mes clients ressentent également, car il représente pour eux un gage de qualité. Ce titre m’a aussi poussé à développer ma créativité : ne pas me reposer sur mes acquis, chercher constamment de nouveaux rendus et de nouvelles idées. C’est finalement un défi que je me lance à chaque séance photo.

Qu’est-ce qui a fait la différence dans le dossier que vous avez présenté ?

C’était un dossier risqué, je l’admets. J’ai fait le choix de varier les approches : studio, extérieur, nuit, lever du soleil, jeux de textures et de teintes. Il n’y avait pas de configuration identique d’une prise de vue à l’autre. Le moindre raté aurait pu tout compromettre, mais c’est justement ce défi qui m’a motivé. Ce dossier, c’est avant tout un exercice de créativité pure. J’avais beaucoup d’idées, puis il fallait que je les concrétise. L’essentiel pour moi : se démarquer et ne pas faire comme tout le monde.

Qu’est-ce que ce titre dit de votre manière de travailler aujourd’hui ?

Pour chaque séance, je m’efforce de donner le meilleur pour chaque client et d’apporter une touche créative. Tout le monde repart avec une photo unique. Ce n’est pas une pression à proprement parler, mais je me dois de respecter mon titre et le travail que je fais pour mes clients. Viser l’excellence, c’est avant tout une exigence personnelle et la satisfaction d’un travail vraiment accompli.

Y a-t-il une image de votre dossier qui vous représente particulièrement ?

La photo de l’homme âgé avec son chien a été réalisée en à peine 20 minutes, entre l’heure bleue et l’heure dorée, avec quelqu’un que je ne connaissais pas. Mais si une seule photo devait représenter mon travail, ce serait la danseuse sous l’arche. Nous avons travaillé cette image sur deux séances de deux heures, car je la voulais parfaite sur la gestuelle, la lumière et le rendu. Nous y sommes retournés une seconde fois, avec plus de flash et surtout juste avant la nuit profonde, pour obtenir un ciel bleu nuit plutôt qu’un ciel noir. Je cherche toujours la perfection et les détails qui font la différence.

Quel conseil donneriez-vous à un.e photographe qui hésite à se lancer ?

Lancez-vous, et ne restez pas seul. Ne vous reposez pas sur vos acquis. Chaque progression, aussi petite soit-elle, vous rapproche du photographe que vous souhaitez devenir. C’est aussi une belle façon de se challenger et de créer des images qui nous ressemblent vraiment, celles qu’on a envie de faire, pour soi. Trois titres de Portraitiste de France, et pourtant, pour 2027, je compte déjà viser encore plus haut.

Et maintenant, quelle est la suite pour vous ? Ce titre a-t-il ouvert de nouveaux horizons ?

Le titre de PDF a été un véritable tremplin pour moi. J’ai pris goût aux concours et au dépassement de soi. Je reviendrai en 2027 pour viser encore plus haut, notamment les concours européens comme le QEP. Après deux années consécutives en tant que finaliste au MPPF, l’objectif est d’y décrocher une médaille. Et pourquoi ne pas envisager, dans quatre ans, de tenter l’aventure du MOF.

Planche contact